jeudi 4 août 2011

Disparition de Rudolf Brazda, dernier survivant connu de la déportation homosexuelle


Rudolf Brazda est mort ce mercredi 3 août, au petit matin, à l’âge de 98 ans, a-t-on appris de Jean-Luc Schwab, son biographe (co-auteur d’Itinéraire d’un Triangle rose, publié aux éditions Florent Massot).

Rudolf Brazda, dernier survivant connu de la déportation pour motif d’homosexualité durant la Seconde Guerre mondiale...

http://yagg.com/2011/08/03/disparition-de-rudolf-brazda-dernier-survivant-connu-de-la-deportation-homosexuelle/

mercredi 3 août 2011

Le Défenseur des droits choisit Maryvonne Lyazid pour lutter contre les discriminations

La Halde est morte, vive le Défenseur des droits? Cette nouvelle super-institution de protection du citoyen est désormais incarnée: Dominique Baudis, le «Défenseur» nommé le mois dernier, a désigné la responsable de la lutte contre les discriminations.


On a appris le nom du tout premier Défenseur des droits: c'est Dominique Baudis (photo, à gauche), ex-maire UDF de Toulouse, ex-président du Conseil supérieur de l'audiovisuel (CSA), ex-député européen UMP, qui a été nommé en juin à la tête de cette super-institution. Celle-ci remplace à la fois la Halde (lire La Halde est officiellement dissoute, les inquiétudes demeurent), le Défenseur des enfants, le Médiateur de la République et la Commission nationale de déontologie de la sécurité.




Maryvonne Lyazid, transfuge de la Halde

Et Dominique Baudis lui-même vient de nommer trois personnes – trois femmes –qui seront ses adjointes chacune sur des domaines spécifiques. Parmi elles, une vice-présidente du «collège chargé de la lutte contre les discriminations et de la promotion de l'égalité», soit peu ou prou les missions auparavant attribuées à la Halde. Il s'agit de Maryvonne Lyazid (photo, à droite), adjointe au directeur général de la Fondation Caisse d'Epargne pour la solidarité, qui était jusqu'en mars dernier vice-présidente de la Halde.

Le Défenseur des droits incluera deux autres collèges: celui chargé des droits de l'enfants, et celui en charge la lutte contre les discriminations et de la déontologie de la sécurité.

le candidat gay aux élections présidentielles renonce en Irlande

David Norris, actuellement sénateur en Irlande, était candidat pour l'élection présidentielle d'octobre. Très populaire et en tête des sondages, il a dû jeter l'éponge aujourd'hui, rattrapé par des déclarations embarrassantes.


David Norris, sénateur ouvertement homo, avait de fortes chances de remporter l'élection présidentielle organisée cet automne en Irlande. Mais son accession à la tête de l'Etat est désormais exclue, après une succession de révélations embarrassantes qui l'ont poussé aujourd'hui à annoncer la fin de sa campagne.

La dernière affaire remonte à ce week-end, lorsqu'une lettre datée de 1997 refait surface sur le web et dans la presse. Dans ce courrier destiné à la justice israélienne, David Norris demande la clémence pour son ex-compagnon, Ezra Yizhak Nawi, jugé pour viol sur un mineur palestinien de 15 ans.

lire la suite de l'article sur Têtu.com : http://www.tetu.com/actualites/international/presidentielle-en-irlande-rattrape-par-les-revelations-le-candidat-gay-renonce--19911

samedi 16 juillet 2011

AFRIQUE DU SUD - ON GUERIT LES LESBIENNES EN LES VIOLANT

En Afrique du Sud, des lesbiennes sont violées pour être "guéries" (Le Monde.fr  10.05.11)
Jeudi 5 mai, une adolescente de 13 ans, qui revendiquait son homosexualité, a été violée sur le chemin de son école, dans le centre de Pretoria, la capitale de l'Afrique du Sud, selon le ministère de la justice. En début de matinée du dimanche de Pâques, le 24 avril, c'est le corps de Noxolo Nogwaza, une lesbienne de 24 ans, qui a été retrouvé dans une ruelle du township de Kwa Thema, situé à l'est de Johannesburg.


Crâne écrasé, dents arrachées, yeux exorbités, son visage était méconnaissable selon des témoins. Des parties de son corps ont été lacérées avec des tessons de verre, et des préservatifs usagés ont été retrouvés près du cadavre. La veille, dans un bar, cette militante pour les droits des personnes homosexuelles avait eu une altercation verbale avec un groupe d'hommes qui faisaient des avances à sa petite amie.

Peu relayés dans la presse locale, ces deux faits tragiques illustrent un phénomène persistant en Afrique du Sud – et même en augmentation selon des associations –, baptisé le viol "correctif". Des hommes obligent des lesbiennes à avoir des relations sexuelles avec eux, jugeant que cela permettra à celles-ci d'être "soignées" et d'être remises "dans le droit chemin".

Suite de l'article : http://www.lemonde.fr/afrique/article/2011/05/10/en-afrique-du-sud-des-lesbiennes-sont-violees-pour-etre-gueries_1519529_3212.html

CARRIERE BLOQUEE AU CREDIT AGRICOLE - LA BANQUE CONDAMNEE

Homos en entreprise : y a encore du boulot (Libération.fr 11/07/2011)


Un ex-cadre du Crédit agricole a obtenu la condamnation de la banque pour avoir bloqué sa carrière. L’entreprise se pourvoit va en cassation.
C’est une discrimination qui ne cicatrise pas. Polo Lacoste violet, cheveux gris et voix douce, Jean-Pierre (1) est un jeune retraité qui conserve les pièces de son histoire dans une chemise de plastique noire. Son homosexualité a, d’après lui, été un frein à sa carrière. La société qui l’a employé pendant trente ans l’a empêché de progresser en raison de son orientation sexuelle. Une inégalité de traitement punie par la loi mais quasi impossible à prouver, pour Jean-Pierre comme pour bien d’autres.


En 1969, Jean-Pierre sort diplômé de l’Essec, prestigieuse école de commerce. Sa carrière s’annonce prometteuse. Ce fils aîné d’une famille modeste de cinq enfants entame sa vie professionnelle au Crédit agricole. Rapidement, il est nommé directeur d’agence, chapeaute plus d’une vingtaine de succursales en région parisienne. Il grimpe tous les échelons, réussit le concours interne - appelé le «parcours» - qui lui permet de prétendre à une fonction prestigieuse : cadre de direction. Le parcours, c’est une batterie de tests en tout genre destinée à fabriquer un esprit «maison», une culture d’entreprise. Jean-Pierre est déclaré «apte». Célibataire et sans enfant, il souhaite un poste à l’étranger. Refus. Alors il fait une demande au siège de la caisse nationale, dans les filiales. Re-refus. Plus de 14 fois en trois ans, Jean-Pierre est retoqué dans ses souhaits. C’est la direction qui décide. Et qui argumente. Son commentaire : «Mon profil ne correspond pas. Je ne suis pas conforme au rôle», explique sobrement Jean-Pierre.

«Folle». Puis il évoque cet autre «handicap» pour l’époque. Il n’est pas du genre «efféminé», plutôt «sobre», mais suffisamment courageux à l’époque pour ne pas dissimuler ses préférences. Il faut qu’il cherche loin pour trouver des railleries. Juste une fois, un collègue lui a rapporté qu’après son passage, des directeurs d’agence avaient mimé «une folle». Devant lui, personne n’osait. De toute manière, Jean-Pierre leur était supérieur, hiérarchiquement. Voilà l’explication qu’il avance. Il n’a jamais souhaité travailler à la direction d’une caisse régionale, longtemps un passage obligé. En province, il faut avoir une vie sociale entre cadres. Se voir en dehors, dîner en ville… «Il y avait une crainte en termes d’image pour l’entreprise», dit-il. Dans les années 80, le Crédit agricole reste, selon Jean-Pierre, une entreprise «traditionnelle», avec des valeurs qui le sont tout autant. De refus en refus, on lui propose une place au marketing et à la communication, sans rapport avec ce à quoi il pourrait prétendre. Jean-Pierre se met à douter de ses capacités. Il est harcelé par un supérieur, perd son poste, se trouve placardisé. Et finit par être licencié en 2004 pour faute grave. Avec l’aide d’un avocat, il touche 250 000 euros d’indemnités. Fermez le ban. Il a ensuite été chômeur pendant trois ans, avant de partir à la retraite.

Suite de l'article : http://www.liberation.fr/vous/01012348252-homos-en-entreprise-y-a-encore-du-boulot